Histoire et patrimoine

Bourg-lès-Valence et son histoire

Le port romain

Dès l’Antiquité, la colonie romaine de Valentia occupe au nord de la Ville des terrains situés au bord du Rhône. Le port qui y était installé attire très tôt une population laborieuse liée à son activité. L’église Saint-Pierre joue un rôle religieux important.

Le pouvoir sprituel et temporel des chanoines de l’église Saint-Pierre.

Au Moyen Age, la petite communauté bourcaine forme une entité bien séparée de Valence, ceinte de remparts distincts. Le Valentinois rattaché au lointain empire germanique reste aux pouvoirs des seigneurs locaux. L’évêque de Valence règne en maître. Les chanoines de l’église Saint-Pierre et les seigneurs de Crussol ont la haute main sur le petit port du Rhône, lieu de transit et de commerce entre les rives d’Empi et de Riaume. Petit à petit ensablé, le port se déplacera vers le sud.

Ombres et lumières

A l’instar de Valence, au XIVème siècle, la communauté du Bourg obtient quelques libertés municipales. Au XVème siècle, le Valentinois devient français. Le XVIème siècle consacre l’épanouissement de la cité bourcaine avec la naissance des premières manufactures à proximité des canaux. La riche famille de Genas établie à Valence possède un domaine dans la campagne bourcaine. Les guerres de religion avec leur cortège de destructions et d’insécurité freinent ce bel essor et causent la ruine de l’église Saint-Pierre et de tous les édifices religieux valentinois. Au XVIIème siècle, l’évêque de Valence Daniel de Cosnac, farouche partisan de la révocation de l’Edit de Nantes fait construire une vaste demeure d’agrément au lieu dit de Saint Barthélémy qui va former par la suite le domaine du Valentin.

Les débuts de l'industrie

Les institutions de la Révolution Française dotent la nouvelle commune de Bourg-lès-Valence d’un maire : l’ancien curé de la paroisse Marbos qui deviendra par la suite évêque constitutionnel. Au XIXème siècle, Bourg-lès-Valence connaît une importante croissance industrielle. Louis Dériard venu de Givors installe une verrerie sur les quais du Rhône. Noël Sanial fait construire une énorme usine textile, destinée au traitement de la soie et du coton, qui tombe en faillite quelques années plus tard. L’Etat rachète le vaste domaine pour y établir une cartoucherie nationale. En 1850, Bourg-lès-Valence perd une partie de son territoire avec la création de la nouvelle commune de Saint-Marcel-lès-Valence.

Quand le Bourg devient ville.

Le développement de l’activité économique attire une population nombreuse qui à partir des années 60 s’installe dans de nouveaux quartiers à l’est puis à l’ouest de la ville au delà du centre ancien. De nouvelles voies de communication voient le jour et coupent la ville de son fleuve, le Rhône. La petite cité devient peu à peu une ville dotée d’infrastructures modernes pour une population de 19 141 habitants ce qui en fait la quatrième ville du département.

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