Une nouvelle voie douce au Valentin : patrimoine restauré et biodiversité préservée
Publié le lundi 09 Mars 2026 - Temps de lecture : ~2 min.
Publié le lundi 09 Mars 2026 - Temps de lecture : ~2 min.
La Ville de Bourg-lès-Valence poursuit son engagement en faveur des mobilités douces et de la préservation de son patrimoine avec l’aménagement d’une voie piétons-cycles entre l’avenue de Lyon et le chemin du Valentin, le long du mur historique du domaine du Valentin.
Un mur patrimonial restauré
Édifié au XVIIᵉ siècle, le mur en galets roulés du Rhône constitue un témoin remarquable de l’architecture vernaculaire locale. Il ceinturait autrefois le vaste domaine acquis progressivement par l’évêque de Valence, Daniel de Cosnac, qui fit aménager près de 60 hectares de propriété et édifier une enceinte de 2,5 km.
Aujourd’hui encore, ce mur participe à l’identité paysagère du quartier et à la préservation d’un espace agricole majeur au cœur de la commune, comparable au site de la Cartoucherie.
Depuis 2013, la Ville est propriétaire d’un linéaire de 405 mètres et de la parcelle attenante. Le mur a fait l’objet d’une restauration sur 350 mètres afin de sauvegarder ce patrimoine emblématique, dont la technique de construction en galets roulés tend à disparaître dans l’agglomération valentinoise.
À terme, le mur retrouvera également une valeur écologique avec l’installation progressive d’espèces spécifiques comme la cymbalaire ou le lézard des murailles.
Une voie verte accessible à tous
L’aménagement comprend la création d’un cheminement confortable de 410 mètres de long et 3 mètres de large, accessible aux personnes à mobilité réduite, reliant directement l’avenue de Lyon au chemin du Valentin.
Ce nouvel itinéraire est agrémenté :
de plantations de vivaces variées au pied du mur (lavandes, sauges, euphorbes, géraniums, anémones, graminées…),
d’une noue paysagère enherbée favorisant l’infiltration et la dépollution des eaux pluviales,
d’une haie bocagère diversifiée composée d’arbres et d’arbustes mellifères afin de renforcer la biodiversité et d’assurer une continuité écologique avec la ripisylve de la Tourtelle.
Très attendu par les habitants, ce parcours sécurisé facilite les déplacements du quotidien à pied ou à vélo tout en offrant un cadre paysager qualitatif.
La ripisylve de la Tourtelle : un écosystème à préserver
La végétation bordant la Tourtelle joue un rôle essentiel dans l’équilibre du cours d’eau. Elle protège les berges contre l’érosion, limite le réchauffement de l’eau grâce à l’ombrage, filtre naturellement certains polluants et contribue à freiner l’installation d’espèces exotiques envahissantes.
Elle constitue également un corridor écologique majeur pour de nombreuses espèces : odonates (libellules et demoiselles), triton palmé, truite fario, mais aussi pour l’avifaune locale comme la bergeronnette des ruisseaux ou le rossignol philomèle.
Une pêche électrique de sauvetage réalisée fin octobre 2024 par la Fédération de pêche de la Drôme a permis de recenser 41 loches franches, espèce autochtone indicatrice d’une eau claire et bien oxygénée, confirmant la bonne qualité écologique de la Tourtelle.
Face aux enjeux climatiques, le maintien et le renforcement de cette ripisylve constituent une priorité : elle contribue à limiter les risques d’inondation et à réduire les îlots de chaleur urbains grâce aux zones ombragées et à l’évapotranspiration des arbres.
Une technique innovante de génie végétal
Le projet intègre également l’aménagement d’une passerelle et le confortement des berges par une technique de génie végétal innovante : l’installation de boudins de coco biodégradables pré-cultivés, maintenus par des pieux.
Ces fibres naturelles stabilisent rapidement les sols, limitent l’érosion et créent des micro-habitats favorables à la faune aquatique et rivulaire. À mesure que la végétation se développe, la berge retrouve un aspect naturel et verdoyant, renforçant la qualité paysagère du site.
Un investissement pour l’avenir
Le montant des études et travaux s’élève à 344 516 € TTC.
Cette opération a été conduite en collaboration technique avec la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), l’association Au Fil de l’Eau, la Fédération départementale de pêche de la Drôme, le Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale de la Drôme (CDG26) avec le concours de l’archiviste Nicolas Cortesero., la Préfecture de la Drôme, Valence Romans Agglo, ainsi que la ville de Bourg-lès-Valence,
Crédit photos : Yannis Buliard – Ville de Bourg-lès-Valence