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Sécheresse: la Ville de Bourg-lès-Valence n’échappe pas à ce fléau

Publié le mercredi 27 Juillet 2022

D’année en année, nous constatons un dérèglement météorologique, de plus en plus important, qui démontre une fois de plus la nécessité de prendre en considération, avec urgence, la transition énergétique et climatique. Dans ce contexte, la Préfecture de la Drôme a placé le département en niveau « crise sécheresse » jusqu’au 31 octobre prochain. L’arrêté préfectoral indique que des restrictions d’eau doivent être appliquées afin de préserver les ressources pour des usages prioritaires, telles que la santé ou la sécurité civile. Les particuliers, les entreprises, les collectivités publiques et les exploitants agricoles doivent respecter scrupuleusement les différentes règles en vigueur, sous peine d’une amende allant jusqu’à 1 500 euros pour les particuliers et 7 500 euros pour les collectivités.

La Ville de Bourg-lès-Valence, soumise à ce règlement exceptionnel, a dû cesser l’arrosage de ses pelouses et de ses espaces verts, qui n’est pas sans conséquence et engendre un coût très important pour la Ville. A titre d’exemple, le montant de remise en état des stades sportifs est évalué à 50 000 euros. Pour rappel, en 2022, la Ville de Bourg-lès-Valence a investi 20 000 euros pour la plantation d’arbres et d’arbustes qui seront aussi directement impactés. Quant aux fontaines publiques en circuit fermé, aucune restriction n’est appliquée.

Au vu de ces épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents et d’une intensité rarement atteinte, une réflexion sera menée par la Ville afin de repenser ses futurs espaces verts pour qu’ils soient éco-responsables et en adéquation avec l’évolution du climat.

« Les enjeux relatifs à la transition écologique nous imposent de prendre nos responsabilités. La prise en considération de la rareté de l’eau est indispensable pour mener des politiques publiques toujours plus vertueuses. A Bourg-lès-Valence, nous assumons et souhaitons travailler plus en profondeur ce sujet pour mettre en place des actions durables dans les années à venir » explique Marlène Mourier, maire de Bourg-lès-Valence.

Les arrêtés cadre « sécheresse » prévoient en situation de crise :

  • l’interdiction d’arroser les pelouses, les espaces verts et les ronds-points
  • l’interdiction d’arroser les stades et les espaces sportifs
  • l’interdiction de laver à l’eau, les voiries, terrasses et façades
  • la fermeture des fontaines sauf celles fonctionnant en circuit fermé
  • l’interdiction de vidange des piscines collectives
  • l’interdiction d’arroser les pelouses et les espaces verts
  • l’interdiction de remplir et de remettre à niveau les piscines
  • l’interdiction de laver les véhicules hors des stations de lavage, à l’exception des obligations réglementaires (véhicules sanitaires ou alimentaires), techniques (bétonnières…) et liées à la sécurité.
  • l’interdiction de laver à l’eau, les voiries, terrasses et façades
  • l’interdiction d’arroser les golfs, y compris les greens
  • l’interdiction de laver les véhicules hors des stations de lavage, à l’exception des obligations réglementaires (véhicules sanitaires ou alimentaires), techniques (bétonnières…) et liées à la sécurité
  • l’application des mesures de restriction d’eau prévues par les arrêtés préfectoraux d’autorisation des installations classées (ICPE) ;
  • la diminution globale de 60 % des prélèvements d’eau pour les ICPE non soumis à des modalités spécifiques de restriction d’eau
  • la mise en place des tours d’eau (plage horaire) pour l’irrigation afin de lisser l’impact des prélèvements sur les nappes et les rivières. Cette mesure peut amener les agriculteurs à devoir irriguer en journée, en toute légalité, afin de respecter leur tour d’irrigation. Si les agriculteurs sont les principaux usagers de l’eau (50 % des prélèvements), ils sont parallèlement les plus touchés par les mesures de restrictions (suppression de 60 % de leur capacité de prélèvement)
  • Les eaux souterraines qui restent en alerte renforcée, peuvent être utilisées pour l’agriculture uniquement avec la restriction de 40 % des capacités de prélèvement

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